Difficile de conjuguer vie privée, professionnelle avec loisir ! D’autant plus difficile quand nous avons tous d’excellentes raisons de placer nos loisirs au second plan d’une vie déjà assez compliquée : raisons personnelles mais également financières.
L’aïkido est un art martial très complexe bien peu gratifiant en vérité qui nécessite de la persévérance, des années de pratique assidue pour accéder peut-être à un haut niveau technique, une démarche personnelle de participer aux stages organisés par le département ou la ligue : autant d’heures d’entraînement, d’investissement financier pour un résultat à peine perceptible. Et que dire alors des combats qui n’en sont pas ? On oubliera l’adversité, on songera à l’harmonie, le respect… des notions tellement abstraites dans ce monde où tout est rapport de force. (Soupirs) Et toujours chercher ce détail, ce placement qui un jour nous enchantent, le lendemain nous renvoient au vestiaire et nous laissent perplexes. C’est le moment de placer cette célèbre réplique : « Ben si j’aurai su, j’aurai pas venu… »
Je suis pratiquante depuis douze ans. Elève assidue, enfin je crois, toujours à l’affût d’un détail technique qui pourrait faire la différence (à mon niveau évidemment). Et toujours avec ces mêmes questions, toujours cette désolation, ce sentiment que quelque chose m’échappe. Alors je suis encore là et je cherche. Il n’y aura donc jamais de finalité !
C’est pour toutes ces raisons que j’aime bien l’aïkido même si parfois je perds espoir, l’impression nette que les autres, eux, ont compris. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois ou celle d’après, quand je serai prête…
Et si la pratique de l’aïkido, c’était tout simplement de se faire plaisir ?
Muriel