
salut cousin du Morbihan!
un dernier au revoir!
tu vas nous manquer!
ta bonne humeur, ton acharnement sur le tapis.
la recherche de la perfection.
la camaraderie dont tu faisais preuve, la maitrise aux armes, faisait plaisirs a voir, et
en suivant tes cours on ne pouvait que si mettre.
tu nous as laissé, préférant prendre un autre voie, plus courte celle la.
je me rappelle les nombreuses soirées festives, auxquelles nous avons participées,
j en garderai un bon souvenir.
toujours dans le peloton de tête pour les animations.
allez! va en paix, l ami!
je te dis adieux!
après jean Yves, et tamura
tu nous abandonnes aussi! a notre sort, et a nos questions sans réponse!
a nous de continuer et de chercher la voie.
tu vas nous manqué sur le tapis.
bernard

ci- joint un texte lu le lundi 30 janvier 2012 a 10h30

Hommage à Guy
Ainsi disparaissent les samuraï, sans parfois crier gare, à la stupéfaction de tous.
Je me souviens encore, mon cher Guy, de la première fois que tu es monté sur les tatamis du club que j’animais à l’époque à Lochrist, il y a de cela presque 30 ans. L’énergie que tu dégageais, plutôt rude, m’a impressionné. Qu’allais-je faire de toi, de ce garçon si entier, si fonceur, fait d’un acier si brut ? Comment allais-je bien t’amener à canaliser ta fougue, à arrondir les angles saillants de ta volonté jamais démentie d’en découdre à tout prix ? Bien évidemment, le guerrier que tu étais s’est assagi au fil des années - quoique bouillonnant toujours à l’intérieur - à mesure que tu perçais les arcanes secrets de notre art martial, l’Aïkido, à mesure que tu en découvrais toutes les subtilités. Un lent polissage de soi-même (remma), pour toi comme pour chacun d’entre nous. Et c’était un régal de te voir t’émerveiller toi-même de tes progrès, de tes propres découvertes. Ce furent pour toi de grands moments. Je me souviens par exemple de ta préparation au grade de 3è dan, il y a longtemps de cela, quand tu m’as dit : « Ca y est, je vois la porte s’ouvrir. » J’ai su alors avec bonheur que tu étais prêt, que ton passage de grade allait être couronné de succès.
Ta passion pour les armes, le bokken surtout, était connue de tous. C’est elle qui t’a conduit tout naturellement vers le Iaïdo - art martial majeur lui aussi - dont tu es devenu un pratiquant émérite et, qui plus est, reconnu au-delà de nos « frontières » bretonnes. C’est ainsi que le club Gojo Iaïdo est né.
Mon cher Guy, tu as été un bon compagnon d’armes pendant toutes ces années, à Lochrist d’abord, à Hennebont ensuite. Lorsqu’avec Jean, ton frère de cœur, tu as désiré monter la section d’Aïkido de Kervignac afin de gagner en autonomie, j’ai applaudi au projet, tout en m’inquiétant - un peu comme un père - des difficultés d’une telle aventure. Mais tes épaules étaient solides - pas seulement en Aïkido d’ailleurs - et le projet a tenu. Il tient encore.
Je me souviens à ce propos que tu avais tenu à me rassurer sur un point essentiel aux yeux de tout enseignant d’arts martiaux : je resterais pour toujours ton professeur, quoi qu’il advienne, même si tu partais à l’aventure, même si nous allions nous voir moins souvent. Merci à toi Guy pour cette belle confiance, dont tu m’as honoré.
Je me souviens aussi des bons moments que nous avons passés ensemble, notamment de ces soirées de Chevaliers qui nous voyaient nous réunir après certains cours autour d’un bon repas préparé par nos soins, chacun à notre tour, entre garçons. La convivialité qui y régnait égayait notre quotidien et tu en fus bien entendu l’initiateur. Nos fêtes de club étaient à la même image - quoi d’étonnant - toutes plus mémorables les unes que les autres, celle de l’Ile-aux-Moines en particulier.
Je me souviens encore de ces incroyables jumelages avec les clubs de Lesneven puis de Rosporden, nos frères du Finistère. Tu en as été l’ardent organisateur, ce qui ne pourra étonner personne. Les idées d’animation fusaient, toutes plus loufoques les unes que les autres, avec pour seul objectif de rire et de faire rire. Et les sketches s’enchaînaient à rire-que-veux-tu, tant la barre avait été placée haut. Nous avons passé, grâce à toi, le grand ordonnateur de ces festivités, des moments inoubliables à épuiser nos zygomatiques et à solliciter outre mesure notre sangle abdominale. Bel entraînement au demeurant. Cela valait bien le résultat obtenu seulement après des centaines d’ukemi !
Tu étais un bon vivant, d’un naturel très partageur, et je me souviens aussi que tu adorais cuisiner pour les autres, sans parfois manger toi-même des plats que tu préparais car, pour des raisons personnelles, tu préférais ne pas consommer tel ou tel produit. Mais chacun en profitait et cela suffisait à te rendre heureux. Il n’y a aucune contradiction à être samuraï et généreux, que je sache.
Les souvenirs de tous ces grands et petits moments vécus ensemble remontent peu à peu à ma mémoire… Je les garde bien au chaud.
Je retiendrai pour conclure cette parole à ton sujet d’un ami de longue date, à l’annonce de ta disparition, un propos aussi juste que concis : « C’était un vrai budoka ! » Et cette parole, (merci Fanch) je la fais mienne.
A présent, tu me manques, tu nous manques. Sois-en assuré, mon cher Guy, nous ne t’oublierons pas. Tu restes bien présent dans nos cœurs, et pour longtemps.
Pierre Magadur

stage de Iaido du 14/01/2012
Il y a 26 ans en novembre 1986, je suis passé devant le dojo de Lochrist
et mon attention à été attirée par un groupe d’individus en jupe noire qui
se projetaient les uns et les autres au sol avec jubilation.
J’ai poussé la porte et aussitôt j’ai attrapé le virus de l’aïkido.
Parmi ces gaillards il yavait Guy, joueur, provocateur, infatigable……. Nous avons tout de suite sympathisé. J’ai immédiatement été séduit par sa spontanéité, son énergie
et le tranchant de son regard. Il m’a confié qu’en plus de l’aïkido il
s’exerçait seul à un autre art martial depuis deux ans avec un sabre
d’entrainement. J’ai profité d’un voyage professionnel à Paris pour acheter
un sabre et je l’ai rejoint.
La détermination et le sérieux de ce garçon à
l’air juvénile, la martialité de son attitude et l’étrange beauté de sa
pratique sans compter la fascination de l’arme qu’il manipulait avec
habileté m’ont convaincu qu’il y avait là quelque chose.
Je devais suivre cegarçon. …On ne rencontre pas tous les jours de l’authentique graine de
samouraï.
Depuis, pendant longtemps à deux, et parfois rejoints par quelques
courageux, nous avons continué de travailler le iaï, cet art martial
exigeant, dés qu’un coin de tatamis pouvait être disponible.
En parallèle bien sûr nous étions assidus à la pratique de l’aïkido, il ne fallait louper
aucun cours, des fois que le professeur en profite pour montrer des
techniques secrètes.
Et puis à la suite de ces cours il y avait parfois de vrais
bons moments de détente qui font de l’aïkido une activité complète et
équilibrée. Sans compter les « repas de chevaliers » que nous organisions
plusieurs fois par saisons.
Je ne serais pas complet si je ne parlais pas des stages d’aïkido: Nombreux
à l’époque, deux à trois certains mois.
Nous partions par tous les temps à plusieurs centaines de kilomètres pour deux jours bien remplis. Les voitures n’avaient pas le même confort qu’aujourd’hui, j’ai le souvenir
d’une traversée de la Bretagne en 4L en plein Hiver, avant l’aurore, sur des
routes étroites et enneigées. Nous nous réchauffions en nous racontant
des blagues dans l’habitacle exigu. Guy était tellement mordu qu’il serait
parti en stop s’il n’avait pas pu faire autrement…. Et évidemment je l’aurais
suivi. Quelles folles aventures nous avons vécus.
Notre référence c’était le stage international d’une semaine à Lesneven. Il
y avait là Maître Tamura et Malcolm Tiki Shewan, nous allions à la source.
Nous en rapportions bien assez de travail pour l’année qui suivait. Dés ma
première saison d’aïkido je suis monté à ce stage avec Guy, nous faisions
du camping sauvage prés du Dojo. A l’époque Guy m’a confié que pour son
premier stage il avait campé caché dans un champ de maïs pendant une
semaine. Les premiers stages j’ai essayé de suivre le rythme de Guy, il
suivait goulument tous les cours, de 6H30 du matin jusqu’en fin d’après
midi. Au bout de deux ans et de multiples traumatismes, je me suis limité
au matin et…. Il a finit par me rejoindre. Par contre il n’a jamais vraiment
apprécié les bains de mer de l’après midi, réparateurs mais pas chauds.
Et puis il y a treize années Guy réalisait un de ses rêves : ouvrir son Dojo,
d’abord pour la pratique du iaï, et ensuite de l’aïkido quand des créneaux
se sont libérés. Et ce dojo est à présent connu pour son travail particulier à
partir de la pratique régulière des armes. Cela c’est Guy.
Guy avait obtenu son troisième dan d’aïkido depuis longtemps et
également celui de troisième dan de iaï et le niveau Shoden de la
Fédération Européenne de iaï qui en faisait un enseignant reconnu pour
l’enseignement du Muso Shinden Ryu. Et tout cela sans cesser d’être
attentif à chacun, de faire preuve de son humour désarmant et de faire
partager sa joie de vivre.
Guy à force de persévérance et de travail assidu est devenu une référence,
il avait finit par être remarqué par des pratiquants de iaï et d’aïkido et suivi
par beaucoup, moi le premier. Actuellement Guy était demandé pour aller
transmettre son art du sabre dans d’autres départements. Il avait su
communiquer sa passion et son énergie et transmettre généreusement ce
qui lui avait été donné.
A présent il nous a quitté. Peut-être pensait-il qu’il avait assez donné..
Mais connaissant son grand coeur et sa constante générosité je sais que ce
n’est pas imaginable.
Il avait ses raisons et je les respecte absolument. Et je continuerai à
respecter sa mémoire et a l’aimer comme jamais.
Merci mon ami pour ce que nous avons vécus et tout ce que tu nous as
donné. J’essaierai d’en être digne. Puisses-tu être en paix à présent. Nous
t’aimons.
Le 30 janvier 2012.
Jean Devaux



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